L’Afrique est un grand continent aux traditions bien ancrées et parfois incompatibles avec une gestion commune. Nous verrons que cela entre en jeu dans les causes de la déforestation.

Nos forêts africaines qui s’étendent au-delà des États pour former des poumons verts ne sont pas toujours gérées dans un intérêt societal et écologique. 4,7 millions de km² couvrent 7 pays d’Afrique tropicale. Nos populations sont majoritairement pauvres (70%).

L’accroissement de la population, associée aux besoins en urbanisation, agriculture, industrie tend à un large déboisement. Des grandes puissances, viennent depuis quelques décennies se «servir» en matière première en Afrique pour développer leur business. Le cacao, l’huile de palme, le bois sont autant de raisons de déboiser nos parcs nationaux. Il est difficile alors, pour les États africains de ne pas profiter de la manne économique de leurs forêts.

Les autochtones eux-mêmes surexploitent les terres agricoles pour l’élevage et le bois, première ressource en Afrique. Ce phénomène de shifting agriculture (changements fréquents d’exploitation de la terre) est dévastateur pour les forêts africaine. Voilà les principales causes de la déforestation en Afrique que nous pouvons constater.

D’après Mighty Earth, une ONG, La Côte d’Ivoire et le Ghana sont massivement déboisés pour la culture du cacao. Nos zones forestières sont ici sacrifiées au profit de grands groupes industriels.

Nous connaissons l’ampleur des dégâts : l’équivalent de 15 000 terrain de football a été détruit pour cette culture cacaoyère, en 1 an. Nous comprenons l’accélération du réchauffement climatique dans ces conditions.

La Chine investit des terres pour planter de l’huile de palme. Elle plante aussi du soja massivement. Les coulées de boues et autres glissements de terrain se multiplient.

La menace pèse sur le bassin du Congo dont nous connaissons l’usage : activités minières, gibier, bois de construction, de chauffage.

Dès lors, comment s’étonner des conséquences ?

  • glissements de terrain,
  • coulées de boues,
  • sols appauvris,
  • espèces végétales définitivement disparues,
  • espèces animales en danger (chimpanzés, éléphants),
  • pollution au carbone,
  • emploi de pesticides,
  • menace pour la biodiversité,
  • réchauffement climatique.

Malgré les plans développés par les RED (réduction des émissions dues à la déforestation), qui se sont améliorés : REDD (réduction émissions dues à la déforestation et et dégradations des forêts), d’énormes progrès restent à faire. Le REDD fait partie du CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques).

Le REDD+ a élargit son périmètre d’actions au reboisement, à la gestion forestière et à la conservation des forêts.

La difficulté de ces plans qui visent à doter financièrement nos états africains pour pallier la déforestation est la mise en œuvre de cette politique. L’équivalent de 15 000 terrain de football détruit en 1 an, c’est significatif de l’ampleur de la menace.

Enjeux climatiques et sociétaux de la déforestation africaine

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